vendredi 18 août 2017

Retour à River Falls d'Alexis AUBENQUE






Alexis AUBENQUE

Retour à River Falls














4ème de couverture : 
En ce début d’été, River Falls, petite ville des Rocheuses, est le lieu idéal pour les amoureux de la nature. Mais quand des randonneurs découvrent dans une grotte le corps nu d’une jeune fille tenant son propre cœur entre ses mains, la peur s’empare des habitants.
Tout juste réélu pour un nouveau mandat de shérif, Mike Logan comprend que le temps lui est compté avant qu’un nouveau meurtre n’ait lieu. Avec l’aide de la lieutenante Lindsay Wyatt, son nouveau bras droit, il s’intéresse au Big Circus : un cirque dont chacun des membres ferait un coupable idéal.
Comme à son habitude, la compagne de Logan, la profileuse Jessica Hurley, met en doute cette théorie. Elle sait, d’expérience, que la piste la plus évidente est rarement la meilleure...
De son côté, Stephen Callahan, journaliste de guerre, a décidé de revenir sur les terres de son enfance. En proie à des démons intérieurs, il s’installe dans le manoir de sa sœur, qui élève seule ses trois enfants depuis l’étrange disparition de son mari.
Stephen a pris contact avec le journal local et accepté de n’être que simple pigiste. Dès son premier jour, il est mis en binôme avec une stagiaire, Marion Barnes, la nièce du patron, pour lui apprendre les ficelles du métier. Poussés par la curiosité naturelle de la jeune fille, ils vont eux aussi se mettre à enquêter sur le meurtre rituel qui terrorise River Falls, et découvrir que leur ville cache de terribles secrets.






Quand je me suis rendu compte que je retournerai à River Falls, j'ai cru sauter à pieds joints, je suis ces aventures depuis pas mal de temps maintenant.

Mike Logan vient d'être réélu shérif, son équipe est appelée pour la découverte d'un corps.
Espérant tomber sur un accident, Mike n'est pas au bout de ses peines, le corps est mis en scène de façon particulière...

Ce thriller est tout simplement impossible à lâcher et c'est si bon de s'accrocher à sa lecture comme à une bouée en pleine mer.
Cet auteur nous confirme avec son talent, qu'il s'agit d'une activité seine et vitale qui génère du plaisir ou du moins un réel bien-être.

Certains passages sont marquants comme par exemple la peur d'une ado d'avouer son homosexualité à ses parents.
J'ai beaucoup aimé ce passage, tellement de jeunes vivent avec la peur d'être renié ou encore une honte qui n'a pas lieu d'être.
Le milieu du cirque aussi est bien agréable à visiter.

Les pages ont défilé à toute allure, comme d'habitude j'ai été emportée par le récit et plus rien n'a compté autour de moi.
L'intrigue et le suspense qui se mêlent sont vraiment bien bâtis, c'est ça le bonheur littéraire.




Alexis Aubenque est un auteur français de thriller et de science-fiction.
Né le 23 décembre 1970, originaire de Montpellier. Alexis Aubenque, après une maîtrise en sciences économiques, décide de changer radicalement de cap, et se tourne vers l’écriture.
Il a inauguré en 2002 un cycle romanesque de science-fiction avec "La chute des mondes", space opera se déroulant au XXVIIe siècle dans une fédération galactique regroupant 250 mondes habités. 
En 2006, il débute un cycle reprenant les thèmes majeurs de La chute des mondes intitulé "L'Empire des étoiles", à savoir la réapparition d'un société féodale dans un univers futuriste où l'humanité a depuis longtemps quitté la Terre pour s'installer sur de nouvelles planètes.
Depuis 2008, il a arrêté la science-fiction pour se lancer dans le domaine du thriller avec sa série "River Falls".
En 2009, ce changement est récompensé par le prestigieux "prix Polar" du Salon Polar & CO de Cognac pour le second tome de la série River Falls.
Il enchaîne à partir de 2011 avec la série "Nuits Noires à Seattle", qui met toujours en scène le shérif Logan mais de manière secondaire, et met en avant ses lieutenants Angelina Rivera et Dean Nelson déjà présents dans la première série.
En 2015, Tout le monde te haïra marque son grand retour au thriller pur et dur. Son univers a souvent été comparé à celui d’Harlan Coben pour son sens du suspens, la nervosité de son écriture et la force de ses personnages. 





vendredi 11 août 2017

Mort point final de Frank KLARCZYK






Frank KLARCZYK

Mort point final














4ème de couverture : 
Dans un commissariat de la banlieue parisienne, Paul Catard est interrogé par le capitaine Vigeois. On vient de retrouver l’homme bâillonné et menotté dans la chambre de sa petite amie. La situation prêterait à sourire si la petite amie n’était pas Mélanie Vasseur, lieutenant de police travaillant dans l’équipe de Vigeois. La surprise est d’autant plus grande lorsque Catard dévoile que Mélanie a survécu à une innommable tragédie qui s’est déroulée dans un lycée de province, quelques années auparavant. Souffrant de violents traumatismes psychologiques, elle a pourtant réussi à intégrer la police et, encore mieux, à cacher son passé. Vigeois et ses hommes se questionnent encore sur la véracité de ces révélations quand ils sont appelés en renfort au parc de la Légion d’honneur de Saint-Denis, où un attentat se prépare. Le temps est compté, et la police n’a plus le droit à l’erreur ! 
L’angoisse, le drame, le suspense saisissent le lecteur là où il ne les attendait pas.








Un professeur de français qui s'inspire d'une histoire de Stephen King, ça va plaire à une paire de lecteurs c'est certain.
Ça m'a plu énormément et j'ai pas mal flippé, mais c'est tellement bon.
En tout cas l'idée est excellente, horrible, mais excellente.

Monsieur Bernard a décidé de passer les deux prochaines heures de cours dans des conditions particulières, d'abord il ferme la salle de classe à clé, ensuite il propose une dictée à ses élèves.
Il sort une arme et explique que les fautes seront punies...
Ces deux heures de cours vont devenir deux heures de cauchemar, sauf pour ceux qui mourront avant.

Voilà un moment que je n'avais pas retenu ma respiration face à la tension d'une scène.
Et quelle scène, un huis clos dans une salle de classe  avec un professeur parfaitement calme, mais armé.
Quel effet ça fait de stresser de la sorte sur un nombre de pages aussi important, et ce sans relâchement.

Bravo à l'auteur, c'est fort, puissant et bien construit. Je me suis éclatée et j'ai attendu la chute en me disant : attention, attention, il faut qu'elle soit aussi racée que le reste, je ne pardonnerais pas une faiblesse.
Ça matche, le dénouement est relativement court, mais il remplit le job. 

Ayant lu le précédent roman de l'auteur, j'ai vu une évolution de style incroyable.
Frank Klarczyk s'est montré froid et dur en proposant ce roman à ses lecteurs, c'est exactement ce que nous recherchons.
De la peur, une tension à couper au couteau et presque des sueurs froides. 
J'avoue être bluffée.





Depuis plus de vingt ans, Frank Klarczyk est un 'policier de la rue'. Après avoir fait ses premières armes en région parisienne, il a exercé dans le Pas-de-Calais où sont ses racines. Puis, tombé sous le charme du Sud-Ouest, il a aujourd'hui obtenu sa mutation en Corrèze.
Cinéphile et passionné de littérature policière, il apprécie les auteurs américains Harris, Connelly, King, Lehane comme les auteurs français Grangé, Chattam et, surtout, Thilliez. 




mercredi 9 août 2017

Que dieu me pardonne de Philippe HAURET






Philippe HAURET

Que dieu me pardonne















4ème de couverture : 
Ici, une banlieue tranquille, un quartier résidentiel et ses somptueuses maisons dans lesquelles le gratin de la ville coule des jours paisibles… À quelques encablures, une petite cité, grise et crasseuse. Avec sa bande de jeunes désœuvrés qui végètent du matin au soir. Deux univers qui se frôlent sans jamais se toucher.

 
D’un côté, il y a Kader, le roi de la glande et des petits trafics, Mélissa, la belle plante qui rêve d’une vie meilleure… De l’autre, Rayan, le bourgeois fortuné mais un peu détraqué… Et au milieu, Mattis, le flic ténébreux, toujours en quête de rédemption.

 Une cohorte d’âmes égarées qui n’auraient jamais dû se croiser… 
Des destins qui s’emmêlent, des illusions perdues, des espoirs envolés… Et puis, cette petite mécanique qui se met en place comme une marche funèbre… implacable !






Je suis impressionnée par la construction des personnages, c'est un élément qui revient souvent dans mes avis car j'y attache de l'importance. 
Je pense qu'on se souvient d'un roman en partie, grâce ou à cause des personnages.
Ici, j'ai vu Philippe Hauret lisser de la glaise pour leur donner forme, les travailler, puis finalement les laisser prendre vie.

Kader se fait pincer à son domicile après un cass, peut-être serait-il temps de faire quelque chose de sa vie et d'arrêter de zoner à longueur de journée dans sa cité.
Rayan lui, est tellement blasé par son argent qu'il se sent au-dessus de tout et de tous.
Mattis est flic, et a un problème, sa femme lui réclame un enfant qu'il ne se sent plus du tout d'avoir à son âge.
Leurs destins vont se croiser pour faire des étincelles...

Des personnalités que tout oppose, des milieux sociaux différents, mais le lecteur va avoir la même envie, l'envie d'en savoir plus sur chacun d'entre eux.
J'ai ressenti une vive curiosité et un réel intérêt en tournant les pages, je me suis demandé comment tout ça pourrait bien finir.
Je dirais que ce qu'il se passe dans le roman est plutôt croustillant, les rebondissements sont déconcertants et plaisants.

J'ai trouvé de jolies qualités à "Que Dieu me pardonne", c'est une très belle découverte, je l'ai refermé en ayant une grosse envie de réfléchir à la vie.
Une chose est sûre elle est précieuse et il faut la fêter tous les jours.




Philippe Hauret est né en 1963 à Chamalières. Il passe son enfance sur la Côte d’Azur, entre Nice et Saint-Tropez avant de venir s'installer sur Paris. 
Il travaille aujourd'hui pour la bibliothèque d'une université. 




lundi 7 août 2017

Ice cream & châtiments de Nadine MONFILS








Nadine MONFILS

Ice cream & châtiments












4ème de couverture : 
La tournée du sosie du King, Elvis Cadillac, dans une province belge tourne à l'épopée tragicomique !Elvis est seul sur la route, au volant de sa Cadillac, avec sa chienne Priscilla à ses côtés. Il a décidé de prendre quelques jours de vacances dans le Chimay et doit prochainement se produire devant un parterre de vieux dans la maison de retraite " Le rossignol guilleret ". Tout va bien... et soudain bang ! Il percute quelque chose ! Il s'arrête et constate qu'il vient de renverser un homme. Face contre terre, le corps ne bouge plus. Elvis le retourne et s'aperçoit avec stupéfaction que c'est une vedette de cinéma très connue. Ni une ni deux, il charge le type dans le coffre de sa voiture. Commence alors pour Elvis une série de folles pérégrinations à travers le Chimay pour, d'abord, se débarrasser de cet encombrant et trop célèbre cadavre, expliquer ensuite à sa conquête de la veille ? une touriste belge et majorette en vacances au camping d'à côté, et qui semble vouloir s'incruster chez lui ? la présence dudit cadavre dans sa voiture. Et assurer comme un King digne de ce nom à son concert au Rossignol guilleret, face à des retraités farouches qui ne vont pas se laisser séduire comme ça. Heureusement, un ange gardien descendu du ciel (sur un vélo un peu fatigué certes...) va venir lui apporter son aide bienveillante ? quoiqu'un peu maladroite. Pas sûr que cela suffise à le tirer d'affaire...





Je n'ai pas dû attendre bien longtemps avant de m’esclaffer, Nadine Monfils reste fidèle à elle-même et use de son talent humoristique et en abuse même, pour mon plus grand plaisir.

Elvis roule dans sa rutilante Cadillac rose et percute un animal.
Quand il se rend compte qu'il s'agit d'un papy nu et surtout connu, il l'embarque et poursuit sa route...

Ce que j'aime avec les personnages de l'auteure c'est qu'ils pensent à l'envers, ils font tout ce qu'il ne vaut mieux pas faire pour finir entre les barreaux.
Pas de morale, pas de bienséance et pas de cerveaux tout court, tout comme moi quand je le pose à côté de moi pour lire ses romans.
On ne réfléchit pas, on se laisse driver entre deux fous rires et ça fait un bien terrible.
J'ai à plusieurs reprises ouvert grands mes yeux tellement certaines scènes sont ahurissantes et ça passe tout seul, hop et on se marre encore plus.
On se dit :" non, mais non c'est pas possible, il ou elle ne va pas faire ça !!!"... et bien si, ils le font et avec cœur.

Quel bonheur de retrouver Mémé Cornemuse dans la deuxième aventure d'Elvis Cadillac. 
Cette petite vieille, qui au passage est loin d'être sans défense, est fabuleuse, je l'aime d'un amour fou et je ne m'en lasserais jamais, elle vend du rêve. 

On le dit et on le redit, le style de ces romans est particulier, il faut être capable de se relâcher et d'ouvrir ses chakras.
Personnellement il m'est arrivé de pleurer de rire, oui oui vraiment, avec de vraies larmes qui coulent et le mari à côté qui me prend pour une dingue, quoique maintenant il est plus que briefé.
C'est vulgaire, mais on sait qu'on a le droit avec Nadine Monfils et qu'elle ne fait pas semblant alors autant s'y vautrer à fond.

Ce dernier opus ne fait pas exception, les péripéties d'Elvis et de Mémé Cornemuse sont fantastiques et puis il y a d'autres personnages qui n'échappent pas à la dérision, mais ça c'est à vous de le découvrir.

Paradoxalement, et on en parle peu, mais il y a du sang qui coule à chaque roman.
Il y a une partie noire avec pas mal de macchabées au milieu du style léger et humoristique, le compromis parfait quoi.

Je pense toujours la même chose en tournant la dernière page : encore, encore, encore, encore, encore, encore, encore, encore, encore, encore, encore, encore, encore, encore...




Nadine Monfils est écrivaine et réalisatrice belge, vivant à Montmartre.
Nadine Monfils a été successivement enseignante, attachée de presse d'une maison d'édition, comédienne de théâtre et critique littéraire pour le Père Ubu, l'équivalent belge du Canard enchaîné. 
Mais c’est avant tout comme auteur que Nadine Monfils s’est fait connaître avec la publication d’un recueil de contes, de poésie, de romans, de nouvelles et de plusieurs pièces de théâtre.