lundi 19 juin 2017

Bienvenue à Cotton's Warwick de Michaël MENTION






Michaël MENTION

Bienvenue à Cotton's Warwick








4ème de couverture :
Australie, Territoire du Nord. Dans l'Outback, on ne vit plus depuis longtemps, on survit. Seize hommes et une femme, totalement isolés, passent leurs journées entre ennui, alcool et chasse. Routine mortifère sous l'autorité de Quinn, Ranger véreux. 
Tandis que sévit une canicule sans précédent, des morts suspectes ébranlent le village, réveillant les rancœurs et les frustrations. Sueur, folie et sang. Vous n'oublierez jamais Cotton's Warwick.





J'ai lu quelques pages et je me suis dit wow on ne va pas se marrer avec la bande de dégénérés qui sévit à Cotton's Warwick.

Une poignée d'hommes et seulement une femme vivent quasiment en autarcie, sur les terres australiennes. 
Shaun et Tyler, les jumeaux aux cerveaux atrophiés, retrouvent Pat, un des leurs, en haut d'un poteau plus mort que vif.
Ils s'empressent de rapporter le corps aux autres habitants du village, tous s'en remettent à Quinn, le ranger pourri jusqu'à la moelle.
Plusieurs morts vont suivre et Cotton's Warkick pourrait voir son équilibre bien huilé, basculer...

Ça, c'est de l'ambiance, elle est pesante et malsaine, c'est du bon travail on peut le dire.
Parfaite pour finir en apothéose sur une telle idée de récit.
Les personnages sont tous plus inquiétants les uns que les autres, quand à votre tour vous mettrez les pieds dans ce petit coin d'enfer, faites-vous discret et repartez sans faire de bruit.
Les morts suspectes se cumulant je ne voudrais pas que vous soyez le prochain sur la liste.

C'est noir, c'est brut et j'ai adoré ça, chers lecteurs vous serez confrontés au chaos digne d'un film d'horreur.
Ici il n'y a pas de place pour la tendresse, il va falloir mettre de côté tout état d'âme.

Pour une première lecture avec Michaël Mention, on peut dire que ça dépote, je ne peux que valider.
Les prises de risque s'enchaînent, j'avoue avoir préféré la première partie du roman, mais je reste sur un très bon ressenti.
Le public ciblé est un public averti, adepte du noir et des thrillers mais c'est maîtrisé et réfléchi.
A un moment donné, la mise en page spéciale m'a assommée devant l'horreur de la situation, c'est original et ça fait son effet c'est sur.

Je crois qu'après une telle lecture, je ne regarderais plus jamais les hommes de la même façon, il faut dire que ceux de Cotton's Warwick sont gratinés.



Né en 1979 à Marseille, Michaël Mention est romancier et scénariste. Il publie son premier roman en 2008 et devient une étiole montante du polar avec Sale temps pour le pays (Grand Prix du roman noir français au Festival de Beaune en 2013) ainsi que Et Justice pour tous (Prix Transfuge du meilleur espoir polar en 2015), tous deux publiés chez Rivages. Il est aussi l'auteur d'un récit documentaire, Fils de Sam, et deJeudi noir (chez Ombres noires), un roman sur le match de football France-Allemagne de 1982. 

jeudi 15 juin 2017

Trafics de Benoît SEVERAC





Benoît SEVERAC 

Trafics












4ème de couverture :
Toulouse, quartiers nord, écrasés par la fournaise de l'été, les trafics, l'ennui, le désespoir. Sergine Hollard est de garde dans sa clinique vétérinaire quand la jeune Samia vient la chercher en pleine nuit. Il y a un chien dans une cave de la cité, il est malade, il va mourir. Sergine doit le sauver, Sergine ne doit rien dire. Et contre toutes les règles de prudence, parce que Samia la touche, la vétérinaire accepte. De soigner un chien rempli de drogue appartenant à un caïd du quartier de la ville où la criminalité est la plus élevée, un quartier pris en étau entre rêves d'argent facile et rêves de djihad. Des rêves qui risquent de transformer la vie de Sergine en cauchemar... 



Le roman se déroule à Toulouse, même si je ne connais pas les lieux à la perfection, j'habite non loin de la ville rose, ça fait donc un drôle d'effet d'être en terrain connu et ça rend le tout d'autant plus réel pour moi. 

Sergine se retrouve en pleine nuit dans la clinique vétérinaire où elle travaille, son compagnon vient de la plaquer et elle a besoin de se calmer.
Samia, une adolescente de la cité voisine, lui demande de l'aide, car un chien est en train de mourir et il faut aller le chercher de toute urgence.
Une fois le chien stabilisé, Sergine se rend bien compte que l'occlusion intestinale est plus que suspecte, le molosse est bourré de capsules de drogue...

L'auteur a su rester neutre dans sa façon de décrire les cités.
Entre misère sociale et dégradation du bassin de vie, on se rend bien compte de ce qu'il pourrait s'y passer.
C'est fait avec intelligence et j'en profite pour dire que j'ai trouvé "Trafics" parfaitement bien écrit.
La joute entre les différents services de flic est plaisante à suivre.

La partie qui va se jouer sera serrée, les enjeux sont importants, ça peut rendre les personnes concernées nerveuses, voire dangereuses.  

Sergine est le genre de femme que je croise rarement dans les romans, elle pratique le rugby, elle est plutôt bien plantée, grande et costaude.
Je le relève parce qu’il est il agréable de ne pas croiser le format filiforme, tout droit sorti du diktat de la société.

Si le roman est de taille plutôt petite, j'ai largement eu de quoi être rassasiée.
Est-ce dû à un effet de style ? Il est rappelé que les événements se sont déroulés en seulement quelques jours et j'ai pourtant eu l'impression de passer énormément de temps avec les personnages.
Ma lecture, quant à elle, a été assez rapide, ce que je veux dire c'est que l'auteur dispose du temps à sa guise et j'ai été marquée ici plus qu'ailleurs.
Pour résumer ma pensée, c'est carrément bien construit et ça se sent.

La condition de la femme ou pas encore femme, me fait trembler de rage, dont notamment le mariage de toutes les jeunes filles, pilotées par des croyances ou des traditions moyenâgeuses.
Oh oui j'ai été touchée, j'ai arrêté de respirer un moment avec une forte envie de poursuivre ma lecture.   

Plus que jamais d'actualité, "Trafics" nous fait affronter les trafics de drogue et les candidats au djihad, foncez !!





Benoît Séverac est auteur de romans noirs. Il est professeur d’Anglais à l’École Vétérinaire de Toulouse.
Musicien dans la fanfare jazz-latino-rock La Pêche Ô Boucan de Péchabou, membre de Toulouse Polars du Sud, il est passionné de littérature.
Il s'est d'abord fait connaître par ses nouvelles, il est lauréat des concours du Lecteur du Val (2002) et d'Encre de Garonne (2004).
En 2007, vint également la publication de son premier roman "Les Chevelues", éd. Tme (Grand Prix Littéraire de la ville de Toulouse en 2008, Prix de la ville de St-Lys, Prix Calibre 47 du salon Polar’encontre en 2009). 
'Les chevelues' a été traduit aux USA.
Il a publié aux éditions Syros, Silence, L’Homme-qui-dessine, Little sister et participé à l’anthologie de nouvelles Hammett Détective.
En 2011, "Silence" obtient de nombreux prix: Prix 2012 du Polar Jeunesse de Montigny-lès-Cormeilles (95), Prix 2012 de littérature jeunesse de Balma (31), Prix 2012 du salon de littérature jeunesse de Mirande (32), Prix 2013 de la ville de Loudéac et de la Cidéral (22)...
Il vit aujourd'hui à Toulouse.
Pour en savoir plus sur l'auteur www.benoitseverac.com 












lundi 12 juin 2017

La poule qui n'aimait pas les œufs de Séverine De La Croix et Anthony Signol


Séverine DE LA CROIX
et
Antony SIGNOL

Illustrations : Pauline ROLAND

La poule qui n'aimait pas les œufs 









4ème de couverture : 
Cunégonde est une poule qui n'aime pas pondre. Et pour une poule, ne pas aimer pondre, c'est vraiment INCROYABLE ! Et très compliqué aussi car Cunégonde pond un œuf tous les jours ! Mais comment s'en débarrasser ? C'est décidé, Cunégonde va entamer un périple qui pourrait bien la transporter loin de son poulailler ! 




Louisa, 7 ans :
Il y a Cunégonde qui est une poule qui en a marre de pondre des œufs.
Cette poule je l'ai trouvée un peu bizarre, elle est rose, elle a la trace du nid sur les fesses quand elle va au poulailler un peu trop longtemps et qu'elle attend deux heures pour que son œuf sorte.
Je la trouve belle, mais moins belle que Gertrude, la vieille poule.

Tout le long du livre j'ai rigolé, Cunégonde, elle fait que des bêtises.
Ma scène préférée c'est quand elle court pour avoir de la nourriture et que son œuf il sort et s'explose par le mur.

Le chien s'appelle Raoul comme mon pépé de Bégoux, ça fait bizarre, mais c'est drôle.
J'adore la 2ème et 3ème de couverture, Cunégonde a une tête trop mécontente.

Tout le livre j'ai adoré et j'ai lu Le chat qui n'aimait pas les poils et La maîtresse qui n'aimait pas ses élèves.
Tous les trois étaient bien et j'espère qu'il y en aura d'autres avec des chiens, des humains, des scientifiques, des insectes et des phasmes, sur les dents et la fête des mères et des pères.
Des trucs aussi intéressants que les trois que j'ai lus et aussi rigolos.





Anthony Signol (scénariste) : Sapeur-pompier professionnel, auto-entrepreneur, écrivain et fervent écologiste, Anthony Signol vit perdu au milieu de la forêt, sans voisin. Quand il ne fait pas rire les enfants, il fait frissonner les adultes avec deux thrillers parus aux éditions Les Ardents Editeurs : « L'Aube des fous » et « Miserabilis ».







Séverine de la Croix (scénariste) vit au milieu de la forêt avec sa chienne Léna, son chat Sushi et son ours en peluche Mofé. Ecrivain scénariste, son dernier roman, "les mensonges ne meurent jamais", est paru aux éditions Michel Lafon. Elle est également l'auteure de la bande-dessinée "Maia a les nénés qui poussent" parue aux éditions Delcourt. Elle habite à Proissans (24200).






Pauline Roland (dessinatrice) : Au bout du crayon de Pauline Roland naissent des rencontres inattendues qui appellent au rêve. Un univers empli d'humour et de couleurs qu'elle façonne avec bonheur pour les petits et les grands. Pauline signe avec ces deux albums une nouvelle collaboration avec les éditions Jungle, après Le Journal intime de Dieu (2015) et Mon Voisin est un gros naze (2016). Elle a aussi illustré « L'Arbre aux Surprises » de Nathalie Straseele (éditions La Plume de l'Argilète), ainsi que la bande-dessinée "Maia a les nénés qui poussent" aux éditions Delcourt (2016). Elle réalise également des films d'animation.

mardi 6 juin 2017

BRONX la petite morgue de Laurent GUILLAUME

 



Laurent GUILLAUME

BRONX la petite morgue






4ème de couverture : 
Mike Dolan sort de prison et se retrouve dans le New-York des années sombres. La grosse pomme à pourri, la ville est devenue un taudis à ciel ouvert où les cadavres se ramassent à la pelle. Entre flics véreux, truands pervers et femmes fatales, il va avoir fort à faire pour retrouver les assassins de son frère. Sa solution ? Faire exploser la ville. Mais survivra-t-il au raz de marée qu'il va provoquer ? Ex-flic de la BAC et des stups, Laurent Guillaume décrit les bas-fonds de notre société dans des polars sombres et tourmentés. Après un séjour de plusieurs années en Afrique en tant que coopérant, il consacre désormais toute son énergie à malmener ses personnages à travers des romans noirs et des scénarios pour la télévision. "Borderline", un téléfilm qu'il a coécrit avec Olivier Marchal a reçu le prix du meilleur téléfilm au festival de la fiction TV de La Rochelle en 2015. Il est également cocréateur et scénariste de la série d'Europa Corp "Section zéro" diffusée sur Canal plus début 2016. 
   




J'adore ce que fait Laurent Guillaume sur le plan littéraire et encore une fois, j'ai été éblouie par la beauté de l'écriture et par cette histoire forte.  

Mike Dolan sort de prison après huit ans de confinement pour meurtre.
Il va se rendre compte que la vie a bien changé dans le Bronx et dans un sens sacrément négatif.
Bien que victime de nombreuses gamelles, il va se relever pour découvrir comment et où son frère a disparu...

J'ai suivi Mike dans le dédale des rues de New York, sans réfléchir une seule seconde, je lui ai confié ma vie de lectrice aventurière et j'ai eu raison, il n'y a pas de hasard quand on sait de quoi est capable un auteur que l'on a déjà lu.

J'ai été sincèrement touchée par la misère dépeinte dans ce non moins célèbre quartier qu'est le Bronx.
La prostitution forcée, les gangs qui font la pluie et le beau temps, la drogue et ses morts.
Je ne saurais vous dire comment l'auteur a réussi une telle performance, mais j'ai senti une poigne brutale et glacée enserrer mon cœur.
Touchée, coulée...

Je me répète, certes, quand le sujet apparaît dans un roman, j'aime plus que tout voir de la boxe au fil des pages.
Ce sport riche, aux multiples valeurs où la défonce physique fait la loi.

D'ailleurs, ça castagne et ça saigne dans le coin, les différents chefs de meute et les flics pourris se partagent la part du gâteau.
Un canevas souvent tissé lourdement, ici c'est tout le contraire, cette partie du roman est construite avec goût.
Je n'ose pas parler de finesse, ce n'est pas vraiment adapté à ce qu'il s'y passe.

J'ai pris un pied de folie avec cette lecture et mon choix n'est pas fortuit comme je l'expliquais précédemment.
"Bronx, la petite morgue" a quand même un truc en plus, un supplément d'âme qui a réussi à me chavirer et à me rendre malheureuse.
N'ayez crainte, bien au contraire, pour faire clair le job est plus qu'accompli, car je ne lis que pour ressentir et vibrer. 



Laurent Guillaume est né le 11 mai 1967 à Mont-Saint-Martin en Meurthe-et-Moselle.
Il suit des études de droit qui l'amènent, en 1993, à l'école de police d'où il sort lieutenant de police. Pour sa première affectation, il est commandant d'unité mobile de sécurité dans le Val de Marne, une unité spécialisée en anticriminalité et en violences urbaines. Après un passage aux stups en tant que chef de groupe, il part au Mali en 2007, dans le cadre de la coopération, comme conseiller du directeur général de la police local pour les affaires de stup1. Revenu en 2011 à Annecy, il est affecté à la brigade financière
Laurent Guillaume est passionné d'histoire antique et de romans policiers.
Il vit actuellement à Bamako au Mali où il exerce ses fonctions d'officier de police en tant que coopérant. 
Mako, son premier roman policier a obtenu Prix VSD du polar 2009: Coup de Cœur de Frédéric Beigbeder (Président du Jury). 










mardi 30 mai 2017

Terreur terminus de Chris ANTHEM





Chris ANTHEM

Terreur terminus
















4ème de couverture :
"Le TGV 666 s'est arrêté. Ses portes automatiques, dociles, se sont ouvertes mais à la vérité, ce qu'ils allaient trouver ici voguait loin, très loin de leurs espoirs ou d'un quelconque salut... Ici, la véritable horreur commençait." Grève surprise à la SNCF. Une poignée de voyageurs déroutés. Embarqués vers l'inconnu. Ont-ils été choisis au hasard ? Et surtout, qu'est-ce qui les attend au terminus ?



Ayant lu l'auteur à maintes reprises, je prends ce train en  lui faisant une confiance aveugle, bien qu'une petite crainte s'installe doucement.
Je l'ai sentie flippante cette histoire.

Romain part pour une semaine de vacances avec son père, à 17 ans on peut rêver mieux.
Wilfred doit, quant à lui, se rendre dans une librairie pour une dédicace.
Cécile fuit un patron libidineux qui s'est non seulement permis de la plaquer, mais aussi de la licencier. 
Elle a prévu une vengeance aux petits oignons et doit se mettre à l'abri chez sa sœur avant de l'accomplir.
Tous se retrouvent au milieu d'une grève de trains plutôt bloquante et finalement embarquent dans le même train.
Se sentant soulagés ils se rendent compte qu'à la base ils ne vont pas du tout au même endroit.
La panique va vite s'installer à bord du train.

Comme je l'avais pressenti, ce huis clos est angoissant, voire oppressant.
Coupé du monde avec l'impossibilité de prendre la fuite, il est facile de comprendre l'impuissance des personnages devant une situation si étrange.

Les nerfs sont mis à rude épreuve, il va falloir se contrôler pour ne pas étrangler le voisin avant l'heure, je dis ça comme ça en général, car le lecteur pourrait bien avoir quelques envies aussi.

L'ambiance a été travaillée et c'est un fait que l'on retrouve tout au long, ça ferait un film extra.
J'apporte une grande importance à la fin d'un livre et celle-ci est parfaite, surprenante juste comme il faut.
Surprenant c'est le mot, ça résume bien le roman.





Marc Falvo est écrivain, auteur de romans policiers, dramaturge et scénariste. 
Il intègre la formation Médiation Culturelle en 2002 à l’université Lille 3. A la fin de sa première année, il se spécialise en cinéma, avant d’obtenir en 2007 sa licence en théâtre.
Auteur d'"Un os à ronger" (2013), il publie "L'origine du blues" en 2014. 
Il écrit également sous différents pseudonymes notamment Bob Slasher ("Bloody Gloves", 2016) et Chris Anthem ("Cavaliers de l'orage", 2016). La conception graphique de deux romans est réalisé par Bertrand Binois (Bertrand B.).
Marc Falvo réside à Lille. 





lundi 29 mai 2017

Qui veut la peau d'Anna C. ? de Sophie HENRIONNET





Sophie HENRIONNET

Qui veut la peau d'Anna C. ?










4ème de couverture :
La trentaine, Marie est une célibataire endurcie. Bibliothécaire modèle, elle apprend un jour une formidable nouvelle : son odieuse supérieure est morte étouffée avec un beignet. Enfin l'avenir lui sourit, enfin elle va accéder au poste de directrice. Mais, au lieu de promouvoir l'employée modèle, le grand patron nomme la maîtresse du maire, belle à tomber mais bête comme ses pieds.

Et puisque la poisse est généreuse, Marie se trouve mêlée à un incroyable quiproquo. Un soir, pour chasser un ado boutonneux lui faisant des avances, elle prétend s'appeler... Anna Costello, un nom entendu par hasard. Peu après, elle se retrouve traquée par des malabars recherchant justement une certaine Anna Costello ! Mais qui est donc cette Anna C. ? Pour se sortir de cette embrouille, la sage bibliothécaire peut compter sur l'aide du séduisant Grégoire, un architecte SDF qui a volé à son secours. Ils ne seront pas trop de deux pour l'aider à reprendre sa vie en main...
 
Se faire passer pour quelqu'un d'autre est rarement une bonne idée...






Ce n'est pourtant pas dans mes habitudes et pourtant je me rongerais presque les ongles en attendant la sortie de chaque nouveau roman de Sophie Henrionnet.
Je suis extrêmement réceptive à cette forme d'humour.

Marie travaille dans une bibliothèque et au décès de sa supérieure, étouffée avec un beignet, elle s'attend à prendre sa place.
Comble de l'horreur, elle n'est pas nommée sur le poste, c'est la bimbo écervelée et accessoirement maîtresse du maire, qui est désignée avec ses trois mois d'ancienneté.
Marie va cumuler les bourdes et sa vie va prendre un tournant particulier lors d'une sortie dans un bar...

Notre personnage principal est ce que l'on appelle une poissarde. 
Sur un malentendu, elle va déclencher une série d’événements digne d'un cataclysme.
Ses folles aventures sont un bonheur à suivre, le fait que le danger se mêle à l'humour apporte la petite touche piquante qui convient.

Désormais, le quotidien se fait à grands coups d'annonces d'attentats et oui le dernier en date s'est passé pendant ma lecture de "Qui veut la peau d'Anna C.?", je ne vous cache pas que j'ai été ravie d'avoir le nez dans une telle lecture.
Le besoin de rire et de légèreté devient vital pour moi.

Marie représente la trentenaire célibataire comme il y en a des tonnes et ça la rend plus accessible, je me suis fondue dans son monde avec facilité.
La meilleure amie délirante, la mère atrocement atroce ou encore la course contre la montre parce que la société dit qu'il ne faut pas rester célibataire.
C'est la garantie d'un excellent moment de lecture.

Je me suis esclaffée de rire à de nombreuses reprises, je ne pense pas que la supérieure de Marie ait été du style à lire ce genre de roman, mais je ne vous conseille pas de manger un beignet pendant ce laps de temps.
Sait-on jamais.

L'auteure assure sa place dans le milieu avec ce genre de comédie humoristique, elle y est à l'aise et elle assure.




Sophie Henrionnet a 36 ans, 4 enfants, une imagination légèrement débordante et une petite tendance à l’hyperactivité.
Elle aime lire et inventer des histoires tantôt courtes, tantôt longues, quelquefois comiques, occasionnellement cyniques et parfois dramatiques, en fonction de son humeur, du sens du vent, du nombre d’heures d’ensoleillement et de la quantité de thé qu’elle a bu dans la journée.
"Drôle de Karma!" est une comédie d'aventures et son premier roman.
En 2015, elle sort "Vous prendrez bien un dessert?".
Dans une autre vie elle a également été dentiste. 


vendredi 26 mai 2017

Un sac de Solène BAKOWSKI




Solène BAKOWSKI

Un sac















4ème de couverture :
En pleine nuit, une jeune femme attend face au Panthéon, seule, un petit sac dans les bras qu'elle serre comme un étau. Cette femme, c'est Anna-Marie Caravelle, l'abominable, l'Affreuse Rouquine, la marginale.
Vingt-quatre ans plus tôt, Anna-Marie, fille d'un suicidé et d'une folle à lier, a été prise en charge en secret, à l'insu du reste du monde, par la vieille Monique Bonneuil, qui ne s'imaginait pas qu'elle abritait un monstre sous son toit. Un monstre que, lentement, elle a fabriqué. Car la petite fille, poussée par ses démons, hantée par son histoire, incapable de distance, se met à tuer. Tuer, sacrifier pour régler ses comptes, tout simplement.
Mais que fait-elle là, Anna-Marie, désormais jeune femme, agenouillée en plein Paris au milieu de la nuit ? Et que contient ce mystérieux sac qu'elle serre dans ses bras ? 





Je suis face à un page-turner, ni plus ni moins.
Ce récit intrigue, interpelle et rend carrément dingue, savoir comment les événements vont tourner devient un besoin vital. 

Monique Bonneuil est la bonne petite mère toute désignée, la soixantaine, elle prend sous son aile sa voisine, qui a découvert son mari mort à son retour alors qu'elle attend un enfant.
Elise est totalement amorphe, elle se laisse habiller, laver, coucher...
Quand Monique se rend compte de sa grossesse, la gentillesse de cet accueil n'est plus qu'un lointain souvenir et un plan machiavélique va aussitôt prendre forme dans son esprit.
Dix ans plus tard, Monique décide de couper court au questionnement à venir de l'enfant.
Sa décision ne sera pas forcément judicieuse...

Dès le début, j'ai ressenti une petite vibration en moi, comme un message subliminal qui dit : ça va le faire entre toi et moi.
J'ai ressenti la petite pointe d'excitation tant recherchée.

Bien que surprise par la suite de l'histoire dans sa deuxième partie, et oui vous ne risquez pas de deviner ce qu'il va se passer, j'ai vu un récit particulièrement original.
Mi-roman noir, mi-thriller psychologique, "un sac" est déroutant, je n'ai pas arrêté de mettre des "si" tout au long de ma lecture.
Si tel personnage n'avait pas agi de telle façon, peut-être que... tout ce gâchis ne serait pas arrivé.
Parfois, on ne récolte que ce que l'on sème...

Ma chronique sera courte, c'est volontaire, je ne souhaite pas en dévoiler plus, il vous revient de tout découvrir comme je l'ai fait. Je vous laisse vierge de toute information.

Relation de cause à effet, j'ai gambergé sérieux avec ce roman et j'adore sortir bouleversée et secouée d'une lecture.
C'est l'idée non ? Venez voir ce qui se cache dans le sac, je pense pouvoir m'avancer en prétendant que vous aussi vous en resterez sans voix.





Solène Bakowski est née en 1981. Elle est actuellement enseignante dans la région parisienne.