mardi 20 septembre 2016

Cavaliers de l'orage de Chris ANTHEM



Chris ANTHEM

Cavaliers de l'orage

















4ème de couverture : 
« C’était leur première grande sortie depuis des mois. Comme les fleurs et les animaux, Vincent et Agnès quittaient leur coque protectrice, le trou où ils venaient d’hiberner pour renaître à la faveur du printemps… Eux et leurs instincts engourdis par le froid, qui démarraient leur dégel. »
Un frère et une sœur en route vers le Sud. La campagne isolée. Un aubergiste maniaque. Des morts violentes. Mais sous l’apparence du slasher, un imprévu choc des titans.





Je suis cet auteur, peu importe son nom ou ses noms, peu importe sa schizophrénie (bah oui il faut bien y trouver une raison), j'aime ce qu'il fait et je veux tout lire. 

Malone est un tueur cruel et dérangé sur le plan psychiatrique, il est conseillé de respecter le code de la route sinon l'amende sera salée.
Vincent est en route pour le sud avec Agnès sa sœur jumelle et la petite amie de celle-ci.
Il rêve d'étrangler cette dernière, il faut dire qu'elle est en pleine crise d'adolescence.
Lors d'une pause sur une aire d'autoroute, ils acceptent de prendre un auto stoppeur pas très net.
Le voyage se poursuit dans des conditions peu agréables, fenêtres grandes ouvertes et gêne générale.
Il va falloir couper court à cette désagréable aventure, le personnage le plus inquiétant ne sera pas forcément celui qu'on croit...

L'écriture est posée et carrée, l'auteur est ce que j'appelle un vrai caméléon sur ce plan là.
Il est capable d'écrire dans un style humoristique, décalé, déjanté, trash, sanglant et du thriller plus classique.
Si on peut utiliser ce terme avec un thriller mais ceux qui ont lu les précédents écrits de l'auteur comprendront parfaitement où je veux en venir.

Les événements sont inquiétants, soyons honnête, les agissements de certains personnages font frémir, pour le plus grand bonheur du lecteur.
J'ai été interloquée, j'ai écarquillé mes yeux en me demandant si j'étais bien en train de lire ce que mon cerveau m'envoyait.
Je trouve ça extra, je finis toujours par être surprise et je suis sans problème ce qu'il m'est présentée.

Certaines scènes de meurtre sont ragoûtantes, chochottes s'abstenir car on est face à un vrai thriller sanglant.
Enfin seulement certains passages et non continuellement, ce qui fait que c'est facile à suivre pour n'importe quel lecteur de noir.
J'ai envie de dire, en même temps quand tu attrapes un thriller...

C'est un détail mais j'aime trouver des homosexuels dans mes lectures, hommes ou femmes mais j'y vois une aisance et une ouverture d'esprit que je retiens.

La confrontation entre Malone et la charmante petite famille va être explosive, je vous promets de l'action, du suspense, de la peur et du sang.
Si avec ça vous ne craquez pas, je ne sais plus quoi faire !!






lundi 19 septembre 2016

Le don d'Hélène de Gérard PUSSEY








Gérard PUSSEY

Le don d'Hélène





















4ème de couverture :
Hélène, coiffeuse au passé trouble, a fait ce qu’il est convenu d’appeler un beau mariage en épousant le richissime Norbert, force de la nature, animal politique, grand chasseur de femmes et de chevreuils. Aîné des fils du clan Bonamour, ce conquérant est propriétaire d’une bonne partie de la région.
Pour l’apprentie notable qu’est Hélène, la vie s’écoule, provinciale et bourgeoise, paisible et vaguement ennuyeuse, quand un accident brise le tonitruant Norbert. Le guerrier est soudain désarmé et sa femme conduite à enquêter sur ce mari qu’elle croyait pourtant bien connaître. Aux doutes d’Hélène succèdent alors d’insupportables certitudes tandis qu’un don étrange lui vient, oui, un don vraiment étrange…




La 4ème de couverture donne très envie de se lancer dans cette lecture, elle ouvre l'appétit.

Hervé Bonamour est à la base un être assez détestable, il dégouline de suffisance, d'argent et de pouvoir.
Il profite de tout et de tous, jusqu'à ce qu'il épouse Hélène, la nouvelle employée du salon de coiffure.
De bonnes résolutions sont prises et quelques années plus tard, le couple a un accident de voiture qui va changer leur vie à jamais.
Hervé va rester enfermé dans son corps, vivant mais emmuré dans des parois de chair, quant à Hélène, sa vie de bourgeoise ne va plus être aussi agréable qu'avant...

J'ai suivi la vie des différents protagonistes avec intérêt, Gérard Pussey a un vrai talent de conteur.
J'ai aimé la vie du village imparfaite avec ses cancans, ses jalousies et son quotidien.
Croyez-moi je sors d'un thriller puissant et éprouvant et Le don d'Hélène a été fortement appréciable, une vraie cassure.

La tournure des événements est douloureuse pour le personnage principal mais plutôt frétillante pour le lecteur.
Rien de tel qu'un coup de pied bien placé pour se bouger les fesses.
J'ai vu une histoire de confiance en soi que l'on a ou pas, un fond de domination et d'apparence bourgeoise.

Le don d'Hélène est dévoilé tardivement, ce qui fait que tout le long j'ai cherché, je me suis interrogée.
Et ça valait le coup d'attendre, je ne vais bien entendu pas vous dire de quoi il s'agit mais il est atypique, gênant et plutôt cocasse.
Enfin de mon point de vue car pour celui qui le subit c'est autre chose...

J'ai vu passer une morale, est-il bon d'interférer dans la vie des gens ou faut-il laisser faire le destin?
Par exemple, si vous saviez votre voisine cocufiée, irez-vous le lui dire ou pas ?

La construction de ce roman de style littérature blanche est formidablement bien faîte, moment appréciable quand tout se met en place, je le conseille.






Gérard Pussey est journaliste et critique littéraire. Il a publié de nombreux romans chez DenoëlGallimardFayard, etc. Lauréat du prix Roger-Nimier, il a également reçu le prix Alexandre-Vialatte et le prix de la Société des gens de lettres.

Ses livres ont figuré à plusieurs reprises sur les dernières listes des prix Interallié etRenaudot. Outre ses romans, il a écrit aussi nombre d’ouvrages pour la jeunesse édités par l’École des Loisirs.

dimanche 18 septembre 2016

Le chat qui n'aimait pas les poils de Séverine DE LA CROIX et Anthony SIGNOL, illustré par Pauline ROLAND


Séverine DE LA CROIX
Et
Anthony SIGNOL

Illustré par Pauline ROLAND

Le chat qui n'aimait pas 
les poils





4ème de couverture :
Comment être heureux quand on est un chat mais qu'on n'aime pas les poils ? Surtout quand on est très trèèès poilu ! Et si la solution, c'était tout simplement de s'en débarrasser ? Facile à dire mais pas facile à faire...


Je n'interviens habituellement plus dans les chroniques de Louisa, du haut de ses six ans elle gère mais je tenais à dire que j'ai choisi ce livre illustré pour ma petite associée car j'ai lu Anthony Signol, mais dans un style plus noir, pour adulte.
Je suis ravie de faire connaitre ses écrits jeunesses à ma fille et aux lecteurs qui la suivent sur sa page littéraire.
Le livre est superbe, je laisse Louisa vous en parler !!


Louisa, 6 ans :
J'ai rigolé quand Eusèbe a fait des tresses avec ses poils ou a mis du gel.
Il essaye plein de choses pour perdre ses poils mais il n'y arrive pas et du coup c'est trop marrant.

J'ai jamais vu un chat bleu turquoise, c'est très bizarre mais c'est ma couleur préféré.

J'adore les chats qui n'aiment pas les poils parce que c'est rigolo de le voir s'enlever avec le rasoir.
Moi j'ai mis du scotch derrière la tête de mon père un jour et il était tout rouge.

Ma page préféré c'est là où le chat va emporter le sandwich et il se colle la queue au chewing-gum sous le bureau.
Théo a une chambre interdite aux filles, STOP, bah moi je vais faire pareil dans ma chambre "interdite aux garçons".
Si j'étais dans le maison de Théo, je rentrerais quand même, je lui apporterais Eusèbe et il pourra pas refuser.

Les chats sans poils c'est un peu beau mais je préfère avec, comme ma chatte même si elle lèche ses babines et qu'elle a des poils sur la langue.
Elle s'est étouffée quand on lisait et on était mortes de rire.

Le livre était mille fois génial, avec les deux pouces levés.



Séverine de la Croix est scénariste et écrivaine.
Passionnée d’écriture, d’équitation, de parachutisme et de voyages, Les mensonges ne meurent jamais (2014) est son premier roman.










Anthony Signol est né, vit et travaille en Limousin. Toute son adolescence est nourrie de récits de Stephen King, Dean R. Koontz ou Mary Higgins Clark. Ces auteurs l’ont plongé dans un amour inconditionnel d’un genre littéraire qui nous fait côtoyer la peur. L’Aube des fous réunit ses premières Histoires terrifiantes.






Depuis toujours, Pauline Roland dessine.
Mais elle n'a jamais vraiment fait dans la dentelle.
Diplômée de l'Ecole Européenne Supérieure de l'Image de Poitiers (DNAP et DNSEP), elle en ressort avec une griffe bien trempée,
assaisonnée d'un certain culot. 
"Des filles qui dessinent des zizis ?Oui, ça existe.Et elle va même en faire sa réputation.
Jonglant entre le dessin fixe et animé, elle réalisera deux films d'animation en abordant la sexualité de manière humoristique. 
Aujourd'hui, Pauline est illustratrice, réalisatrice de films d'animaton 2D et intervenante en cinéma d'animation à son compte. Elle a récemment décidé de poser ses valises dans l'Aude, retrouver le village de ses aïeux qui l'a toujours inspiré, 
Port-la-Nouvelle.