vendredi 26 mai 2017

Un sac de Solène BAKOWSKI




Solène BAKOWSKI

Un sac















4ème de couverture :
En pleine nuit, une jeune femme attend face au Panthéon, seule, un petit sac dans les bras qu'elle serre comme un étau. Cette femme, c'est Anna-Marie Caravelle, l'abominable, l'Affreuse Rouquine, la marginale.
Vingt-quatre ans plus tôt, Anna-Marie, fille d'un suicidé et d'une folle à lier, a été prise en charge en secret, à l'insu du reste du monde, par la vieille Monique Bonneuil, qui ne s'imaginait pas qu'elle abritait un monstre sous son toit. Un monstre que, lentement, elle a fabriqué. Car la petite fille, poussée par ses démons, hantée par son histoire, incapable de distance, se met à tuer. Tuer, sacrifier pour régler ses comptes, tout simplement.
Mais que fait-elle là, Anna-Marie, désormais jeune femme, agenouillée en plein Paris au milieu de la nuit ? Et que contient ce mystérieux sac qu'elle serre dans ses bras ? 





Je suis face à un page-turner, ni plus ni moins.
Ce récit intrigue, interpelle et rend carrément dingue, savoir comment les événements vont tourner devient un besoin vital. 

Monique Bonneuil est la bonne petite mère toute désignée, la soixantaine, elle prend sous son aile sa voisine, qui a découvert son mari mort à son retour alors qu'elle attend un enfant.
Elise est totalement amorphe, elle se laisse habiller, laver, coucher...
Quand Monique se rend compte de sa grossesse, la gentillesse de cet accueil n'est plus qu'un lointain souvenir et un plan machiavélique va aussitôt prendre forme dans son esprit.
Dix ans plus tard, Monique décide de couper court au questionnement à venir de l'enfant.
Sa décision ne sera pas forcément judicieuse...

Dès le début, j'ai ressenti une petite vibration en moi, comme un message subliminal qui dit : ça va le faire entre toi et moi.
J'ai ressenti la petite pointe d'excitation tant recherchée.

Bien que surprise par la suite de l'histoire dans sa deuxième partie, et oui vous ne risquez pas de deviner ce qu'il va se passer, j'ai vu un récit particulièrement original.
Mi-roman noir, mi-thriller psychologique, "un sac" est déroutant, je n'ai pas arrêté de mettre des "si" tout au long de ma lecture.
Si tel personnage n'avait pas agi de telle façon, peut-être que... tout ce gâchis ne serait pas arrivé.
Parfois, on ne récolte que ce que l'on sème...

Ma chronique sera courte, c'est volontaire, je ne souhaite pas en dévoiler plus, il vous revient de tout découvrir comme je l'ai fait. Je vous laisse vierge de toute information.

Relation de cause à effet, j'ai gambergé sérieux avec ce roman et j'adore sortir bouleversée et secouée d'une lecture.
C'est l'idée non ? Venez voir ce qui se cache dans le sac, je pense pouvoir m'avancer en prétendant que vous aussi vous en resterez sans voix.





Solène Bakowski est née en 1981. Elle est actuellement enseignante dans la région parisienne. 





mardi 16 mai 2017

L'imagerie des arts de Marie-Renée GUILLORET et Emilie BEAUMONT


Marie-Renée GUILLORET
et
Illustration : Raffaella COSCO-LEAF 







Résumé :
Réédition du premier titre, au format interactif.
Avec ce livre ludique et éducatif, l'enfant va découvrir les sons des instruments, s'amuser à faire des tableaux à la manière des grands peintres, etc.






Louisa 7 ans, chroniqueuse, Le shoot de Louisa : 
Il y a une partie peinture, une partie sculpture, puis architecture, photographie, cinéma, théâtre, danse et musique.
Et une application jeux sur la tablette avec des pages interactives.
J'ai adoré ces jeux, il y a un jeu sur les musiciens, on les touche pour qu'ils jouent ou qu'ils s'arrêtent.
On peut faire un portrait d'Arcimboldo avec des fruits et des légumes, on peut créer une statue, il y a des puzzles, des vidéos sur le cinéma trop drôles et même il y a "l'arroseur arrosé" c'est la première vidéo qui a existé et j'ai adoré.
J'ai montré à mamie, elle a halluciné il faut poser la tablette sur l'image du livre et là, on dirait que l'image rentre dans la tablette et c'est partie on peut jouer.

Les peintures sont belles, il a plusieurs façons de faire comme le pointillisme.
J'ai préféré "La petite fille rousse qui arrose l'arbre", c'est sur le mur d'un immeuble, de Natalia Rak.

J'ai aimé les mosquées, elles ont des couleurs différentes.
Sur l'application j'ai sculpté dans le marbre et j'ai fait une tête à partir des épaules.
J'ai appris que les artistes font souvent des maquettes avant de réaliser la vraie.
Il y a aussi le travail d'équipe pour faire des films avec la caméra, le micro et la maquilleuse.

On dirait que ce livre est adapté pour les petits et les grands, j'ai appris plein de choses et maman a dit qu'elle avait refait sa culture.
A l'école on a travaillé sur la sculpture monumentale de Louise Bourgeois et j'étais la seule à connaître du coup et j'aime bien, je peux en savoir plus et j'ai plus de capacités.
Je l'ai trouvé trop trop trop trop bien et j'ai passé beaucoup de temps dessus et j'ai pas fini.









jeudi 11 mai 2017

La brûlure des anges de Pierre GAULON






Pierre GAULON

La brûlure des anges














4ème de couverture :
Aix-en-Provence, plein été.
Alors qu’elle rentre chez elle au beau milieu de la nuit, Louise est victime d’une tentative de viol. Sa vie bascule quand un providentiel protecteur massacre à mains nues ses agresseurs. L’étudiante en psychologie n’a pas le temps d’apercevoir le visage de son héros, seulement une cicatrice courant le long de son bras droit. 
Dans une région caniculaire dévastée par les incendies, Louise, aidée d’un journaliste au chômage, fera tout pour retrouver celui à qui elle doit la vie. Mais elle ignore que les démons sont aussi des anges déchus.
Une enquête qui les mènera jusqu’aux plus profonds paradoxes de l’âme humain.





J'aime la diversité de Pierre Gaulon, du thriller à la jeunesse ou encore au fantastique, il ne finira pas de vous surprendre.

Louise échappe à un viol de justesse, un mystérieux justicier lui est venu en aide avant de repartir comme il est venu.
Quentin était pigiste pour un journal et même s'il n'est pas bardé de diplômes, il est doué pour être toujours le premier sur les bons coups.
Quand il apprend l'agression de la jeune femme, il décide de remonter la piste.

Le viol est à mon avis la pire agression qui existe pour une femme et c'est une violence qui me touche au plus profond de moi.
Je sais que je passerai ma vie à lutter contre, à la dénoncer et à cracher dessus.
Oui je m'emballe là, mais je ne comprends qu'on puisse faire ça à une femme.
L'auteur a su parfaitement faire ressortir les émotions du lecteur, mais aussi le ressenti de Louise, que j'ai trouvé bluffant car écrit par un homme, ne l'oublions pas.
Moi sexiste? nonnn.

Un fort suspense est maintenu autour de l'ange gardien de Louise, pour le coup j'ai eu très envie de savoir qui se cachait derrière.
Je me suis vite rendu compte qu'il était différent, on comprend que quelque cloche, que l'équation est incomplète...

Le duo Louise/Quentin forme une belle équipe, la victime et le journaliste, ça change du flic et de temps en temps c'est salutaire.

C'est la première fois que je tombe sur une lecture qui évoque les enfants de la lune, une maladie méconnue qui provoque une intolérance au soleil et à la lumière.

J'ai été saisie de frissons quand j'ai compris le message de "La brûlure des anges".
Je recommande, vous passerez un bon moment, assurément.





Après des études de lettres modernes spécialisées dans la littérature fantastique, et une expérience de professeur de français, Pierre Gaulon rédige son premier roman "La Mort en Rouge" (2014) qui finira finaliste de plusieurs prix littéraires. 
Son deuxième livre, "Noir Ego", se verra récompensé par le prix " La ruche des mots 2015" catégorie thriller. 
Avec "Blizzard" (2015), il signe une trilogie inspirée de ses lectures de jeunesse. 

site de l'auteur: http://www.pierregaulon.com/
page Facebook: https://www.facebook.com/Gaulonpierre/